
L'histoire des breuvages de la Vieille Macrale
L’histoire des Breuvages de la Vieille Macrale, c’est avant tout celle d’un enfant bercé par la passion du travail bien fait. Une passion transmise par ma mère, boulangère indépendante, qui m’a toujours appris une chose : faire les choses avec cœur, et toujours viser la qualité.
Grâce à mes parents, j’ai eu la chance de voyager jeune. Ces voyages m’ont rempli la tête d’idées, d’images, de paysages… et surtout de goûts. Le déclic s’est produit lors d’une visite à la distillerie Glenfiddich, en Écosse. Tout ce cuivre, ces arômes, cette ambiance… peut-être que c’est là que quelque chose s’est allumé.
De retour chez moi, ce sont les traditions de chez nous qui ont pris le relais : la macération du péket et du cassis, bien ancrée dans la région germanophone, découverte avec mes parents. Puis l’île Maurice, la Réunion, et le rhum arrangé : une véritable révélation. Une autre approche de la création, de l’équilibre des saveurs.
Et comme toujours dans la vie, il y a des rencontres. J’ai eu l’opportunité d’échanger avec un bouilleur de cru en France. Observer, écouter, apprendre. Ces moments-là m’ont donné envie d’aller plus loin.
Alors j’ai continué à expérimenter : rhums arrangés, infusions, macérations… Puis est venue l’idée de me former davantage. Sur les conseils de mes proches — toujours là pour m’encourager — j’ai commencé à m’intéresser à la bière. Une formation en brassage plus tard, et la première fois que j’ai brassé… j’ai su. J’adorais ça.
À Noël, j’ai commandé tout le matériel nécessaire pour brasser chez moi. Les recettes se sont enchaînées : une bière à la coriandre, une blonde aux notes de fruit de la passion, et puis une stout chocolat/framboise façon Pim’s, avec un fond biscuité. À chaque fois, une idée précise en tête… que je poursuis jusqu’à ce qu’elle prenne forme dans un verre.
Ensuite, j’ai exploré d’autres fermentations : hydromel, expérimentations variées… L’envie de distiller s’est faite plus forte. Faute de formation disponible à l’époque, j’ai attendu. Et récemment, j’ai enfin pu suivre une formation en distillation. L’occasion de confirmer mes connaissances, d’affiner mon savoir-faire… et de sortir mon tout premier gin.
Un gin. Un produit que je n’aurais jamais imaginé créer un jour. Le péket, ce n’était pas mon truc. Mais le gin, c’est autre chose. C’est plus subtil. Plus fin. C’est un terrain de jeu sensoriel incroyable, où chaque plante a sa place, chaque détail compte.
Et c’est comme ça qu’est née la Distillerie de la Vieille Macrale, et avec elle, les Breuvages de la Vieille Macrale. Un projet vivant, en constante évolution. Demain, il y aura du rhum. Du whisky. Du pastis. Une hydromêlerie. Peut-être une brasserie aussi.
Mais toujours, une seule ligne directrice : faire des produits sincères, réguliers, propres et bons. Offrir des breuvages artisanaux, honnêtes, qui ont du goût et une histoire.
Merci d’être là. Merci de goûter.
Bonne découverte, et surtout : bonne dégustation.
Aucun goûteur n’a jamais été contraint : ils ont toujours accepté avec joie.
Je sais que vous lisez ceci. Merci à vous deux.
